Mariage oblige, il m’a été impossible de tenir à jour la revue de la semaine. Et je n’ai donc pas pu vous parler du dernier Coup de cœur des membres. Une injustice que je me dois de tenter de corriger sure les quelques heures de campagne qu’il reste encore.
Certes, ce n’était pas le Coup de cœur le plus bataillé; il a même été décerné dans un climat fort peu excitant. Avec 17% de votants s’étant exprimé en faveur de ce projet, ça n’est pourtant pas un gagnant par forfait. Loin de là.
L’éditeur n’est pas un nouveau venu puisque nous avons suivi ses aventures avec Worldwide Football, et ses multiples campagnes, puis Worldwide Tennis. Des titres qui partagent donc tous d’être quasiment uniquement composés de cartes. Donc de petits jeux à (relativement) pas cher. Et qui partagent aussi un certain style graphique qu’on peut qualifier de peu poussé. Un illustrateur pro, c’est pas donné.

On en a longuement discuté sur le forum, et certains ont même proposé des pistes d’améliorations. En partie reprises ou, au moins, qui ont incité Worldwide Games à améliorer sa copie.
On apprécie (ou pas) le choix éditorial de faire “comme le Minitel”. Pour moi rédhibitoire; peut-être parce que j’ai connu cette époque mais aussi les suivantes qui, au moins en matière d’arts graphiques, a quand même fait des bonds de géants depuis (merci Adobe). Pour d’autres, ce sera un encrage fort dans l’époque.
On est donc comme souvent dans ce thème (Watergate, 1960: The Making of the President…) sur un “tir à la corde”, chacun essayant de faire basculer plusieurs jauges de son côté plutôt que vers son adversaire. En l’occurrence, “trois qualités attendues d’un futur Président de la République : le charisme, le courage et l’intégrité” pour citer l’éditeur. C’est un jeu et pas un sujet de débat (en tout cas, pas ici; libre à vous de débattre pendant ou après vos parties^^).
Le but est en effet de mettre l’opinion publique de son côté via l’exploitation des événements marquants de la cohabitation (pour les plus jeunes : un Président de gauche et son Premier ministre de droite). Mais sans non plus chercher à trop pousser ses “points forts” sous peine d’encaisser des pénalités : le vainqueur doit aussi se montrer “rassembleur”. En tout cas un peu plus que l’autre, un peu moins radical.
La mécanique est simple : on pioche trois cartes, on applique un des effets d’une des trois et on glisse les deux autres sous le deck de son adversaire. Qu’on va donc “construire” peu à peu. Malin, très malin.

C’est pas cher. C’est intéressant. Reste à passer l’obstacle artistique qui bloquera certains (comme moi). Et sans doute à ne pas espérer une trop grande variété, le nombre d’événements restant assez limité.
A noter qu’un mode solo est proposé mais autant imaginer ce jeu comme prévu pour un tête-à-tête.

