Je termine aujourd’hui ma série de jeux à deux avec mon neveu de samedi. Flatiron est un jeu d’Israël Cendrero et Sheila Santos, illustré par Weberson Santiago et édité chez Ludonova.
Matériel

On reste dans la gamme des jeux à deux autour des 20€ de l’année dernière. Et encore une fois je trouve que l’on est pas volé avec les divers plateaux de jeux, dont 4 plateaux joueurs recto verso pour la variabilité.
On a également une grande variété d’étages pour le building et on a les jolis petits piliers en bois. Ajoutez à cela quelques meeples, des tokens et les cartes pour les quartiers et les décrets, le jeu n’est pas avare en contenu.
Règles
Il était déjà tard quand j’ai commencé à les lire et le livret fait une vingtaine de pages. J’ai donc hésité mais mordu sur ma chique et à raison car elles sont au final simples à comprendre et je les ai vite parcourues. En revanche, j’ai dû y revenir plusieurs fois pendant la partie à cause des icônes des cartes ou des étages pas toujours très claires. Mais je pense qu’on en aura moins besoin après quelques parties.
Principes du jeu
En gros, nous sommes deux architectes rivaux qui participons à la construction du célèbre Flatiron, iconique bâtiment new-yorkais. Pour cela, nous allons améliorer nos actions dans les quatre rues attenantes et même obtenir des décrets à la mairie.
Nous avons chacun un meeple architecte et au début de notre tour nous sommes obligés de le déplacer. Comme nous ne pouvons pas nous rendre sur l’emplacement occupé par l’adversaire, nous avons donc trois emplacements possibles à notre tour. En effet, cinq emplacements sont possibles avec les quatre rues et la mairie. Ensuite, nous avons trois possibilités :
- Acheter une carte : chaque rue a un paquet de cartes associé dont la première est visible et donc disponible à l’achat. Vous pouvez donc l’acheter et la placer sous votre plateau au niveau de la rue concernée (attention chaque paquet de cartes d’une rue contient aussi des cartes pour les autres rues). Chaque carte est composée de deux parties, haut et bas. A l’achat vous choisissez la partie que vous gardez en plaçant votre carte en haut ou en bas de votre plateau. L’action choisie s’ajoute donc à la liste de vos actions disponibles sur une rue.

- Effectuer les actions de la rue : sur votre plateau et de haut en bas vous effectuez toutes les actions du vous le souhaitez au niveau de la rue où vous avez placé votre architecte. Parmi ces actions, vous pouvez obtenir de l’argent, acheter ou vendre un pilier, placer des piliers ou un étage du Flatiron, etc.

- Récupérer 2$ : si vous êtes dans la dèche. Vous comprendrez aisément qu’on préfère récupérer de l’argent autrement si possible.
C’est alors à l’autre de jouer son tour. Le jeu continue ainsi jusqu’à ce que l’un des joueurs ait posé le toit du bâtiment. Durant le jeu, on marque des points en plaçant des piliers ou des étages, voire grâce à certaines actions. En fin de partie, on marque encore les points des décrets et on détermine le vainqueur.
La plupart des cartes disponibles aux rues vous apportent quelque chose pendant la partie. A la mairie en revanche on a des décrets, six tirés au hasard en début de partie. Ceux-ci sont en fait des sortes d’objectifs qui rapportent des points en fin de partie. L’action disponible à la mairie est l’action du journal du jour, token qui sera modifié quand un joueur en aura utilisé un nouveau. On obtient ces tokens en avançant sur la piste de score.

Lorsque vous construisez le bâtiment, vous devez poser trois piliers sur un étage avant de placer l’étage suivant et ainsi de suite. Certaines actions permettent de placer deux piliers d’un coup.
En plus chaque étage est différent et peut modifier le gameplay. Par exemple, notre premier étage nous permettait de placer notre architecte au même emplacement que l’adversaire.
La Partie
Comme souvent quand je découvre un jeu, je me dis que l’argent est le nerf de la guerre. J’essaie donc de m’acheter des cartes qui me rapporteront de l’argent (ou bien qui me permettront de payer mes piliers moins cher) et j’essaie de me concentrer sur une rue. De la sorte, c’est jackpot lorsque je la visite. On ne peut ajouter que trois cartes au maximum à une rue mais c’est bien suffisant.
Nous commençons alors à construire doucement le building et c’est assez plaisant de le voir s’ériger doucement. Au fur et à mesure, nos moteurs se créent et la partie s’accélère. Je me dis donc qu’il est temps de se rendre à la mairie pour acheter des décrets et donc obtenir des points supplémentaires en fin de partie. C’est finalement mon neveu qui pose le toit et met fin à la partie.

Mon avis
Le thème me plaît déjà beaucoup à la base et j’ai même trouvé ça sympa qu’on construise ensemble le même bâtiment. Ça implique à un moment une course aux actions de pose de piliers et d’étages et un potentiel blocage de l’adversaire.
En effet, hormis s’il a acheté des cartes lui permettant ces actions ailleurs, chaque joueur n’a qu’une rue lui permettant de placer deux piliers et une autre permettant de placer un étage. Pour empêcher votre adversaire de faire ces actions il vous suffit donc d’y placer votre architecte.
J’ai bien aimé aussi la montée en puissance au milieu de la partie où on voit vraiment le jeu s’accélérer et la fin de partie se rapprocher. Je pense d’ailleurs que je pourrai mieux l’anticiper à ma prochaine partie.
Il y a également une petite course aux points durant le jeu car le premier à dépasser le livreur de journaux sur la piste de score piochera deux journaux et en donnera un à l’adversaire. C’est toujours positif mais pouvoir choisir permet de réduire les possibilités de l’adversaire.
En bref, j’ai passé un très bon moment dans ce jeu à deux de pose d’ouvrier (assez rare) avec ce qu’il faut d’interaction et le plaisir commun de construire le Flatiron. J’y rejouerai avec plaisir !
A demain pour un autre jeu !

