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Opinion

MathemW joue Ă  ses jeux #78: Carnival of Sins

MA
par MathemW, le

On part dans l'inconnu aujourd'hui avec un jeu d'ambiance Ă  la boĂźte trĂšs attirante

Encore un petit jeu d’ambiance
 Pour changer, j’ai dĂ» retard dans mes comptes-rendus. J’en ai encore sept Ă  faire sur des jeux jouĂ©s et d’autres qui arrivent. Mais je manque un peu de temps et je vous propose donc ce petit jeu aujourd’hui.

Carnival of Sins est un jeu de Alex NoguĂ©s, illustrĂ© par Vicente Cifuentes et Ă©ditĂ© par Actarus. Je ne connais ni auteur, ni illustrateur ni Ă©diteur, on part dans l’inconnu aujourd’hui.

Matériel

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Le matĂ©riel est superbe avec le texte dorĂ© sur la boĂźte noire et toutes les cartes foil trĂšs joliment illustrĂ©es. On a Ă©galement six dĂ©s noirs (D4, D6, jusqu’à D20) et un D6 blanc.

RĂšgles

Elles sont simples et bien Ă©crites. Chaque joueur reçoit en plus de ses cartes une fiche d’aide bienvenue qui rĂ©capitule les pouvoirs. Quelques cas particuliers peuvent se produire, mais ils sont bien prĂ©vus dans les rĂšgles.

Principes du jeu

Chaque joueur reçoit sept cartes, reprĂ©sentant les sept pĂ©chĂ©s capitaux. Chaque carte possĂšde un pouvoir particulier (reprĂ©sentant par ailleurs assez bien le pĂ©chĂ© concernĂ©) et ne pourra ĂȘtre jouĂ©e qu’une fois sur la partie par chaque joueur.

Un joueur dĂ©bute en incarnant Diablo, qui lance les sept dĂ©s. AprĂšs ce lancer, chaque joueur choisit secrĂštement l’un des sept pĂ©chĂ©s qu’il place face cachĂ©e devant lui. Chaque joueur va alors rĂ©vĂ©ler sa carte et rĂ©aliser son effet dans l’offre du tour en commençant par Diablo. L’objectif est d’obtenir la plus haute valeur totale. Le joueur avec la plus petite valeur marquera le dĂ© blanc. On dĂ©termine ensuite qui devient Diablo et on continue jusqu’à avoir jouĂ© les sept manches. Le joueur avec le total le plus important l’emporte.

La Partie

Partie jouĂ©e Ă  trois avec ma compagne et notre amie joueuse. On commence sans trop savoir quoi jouer. Je prĂ©fĂšre garder mes cartes les plus puissantes pour la suite vu qu’on ne les utilise qu’une fois sur la partie. Par exemple la luxure permet de voler un dĂ© Ă  un adversaire et est donc assez puissante.

On enchaĂźne alors les tours et cela se resserre sur la fin. Il est Ă©videmment intĂ©ressant de mĂ©moriser les pĂ©chĂ©s restants de vos adversaires. Je commets une assez grosse erreur sur la fin lorsqu’il ne me reste que l’envie et la gourmandise (qui permet de rĂ©cupĂ©rer le plus gros dĂ©) et c’est ma compagne qui l’emporte.

Mon avis

Ben en fait c’est tombĂ© Ă  plat. On est dans le mĂȘme style que Le Roi des Douze oĂč vous jouez complĂštement vos adversaires en essayant de deviner ce qu’ils vont faire et de cacher vos intentions. Ici on se base sur les dĂ©s qui sont visibles et cela aide Ă©videmment Ă  notre dĂ©duction.

Par exemple j’ai jouĂ© la luxure pour rĂ©cupĂ©rer le plus gros dĂ© quoiqu’il arrive en jouant en 2e position, mais je n’avais pas anticipĂ© l’excellent coup de mon adversaire qui a jouĂ© la colĂšre et relancĂ© le gros dĂ©.

Mais du coup Ă  trois il ne se passe pas grand chose, c’est un peu mou. Et je pense qu’à cinq (le maximum) ça va ĂȘtre trĂšs chaotique. J’avoue que j’avais dĂ©jĂ  Ă©tĂ© déçu du Roi des Douze justement en petit groupe. J’ai l’impression qu’on est sur un style ambiance mais un peu calculatoire et ça ne semble pas passer chez moi.

Je vais donc le rĂ©essayer trĂšs bientĂŽt Ă  cinq pour voir ce que ça donne, mais j’ai peu d’espoir. Et c’est bien dommage vu la beautĂ© du jeu.