Après vous avoir présenté deux petits jeux de cartes qui n’ont pas emporté mon adhésion, je suis de retour chez moi et je peux vous parler de ce petit jeu de tuiles dont on a beaucoup parlé récemment.
Panorama est un jeu de Jules Messaud et Melody Leblond, illustré par Melody Leblond et édité par Le Scorpion Masqué.
Matériel

On est encore sur cette catégorie de jeu avec un matériel chouette pour un prix tout petit. Pour 15€, vous avez dans la boîte 40 tuiles panorama, les tuiles centrales en fonction du nombre de joueurs, les jolis meeples montgolfière et le bloc de score.
Règles
Elles sont bien écrites dans l’ensemble, à chaque fois illustrées par des exemples. Je les trouve même un poil longues vu la simplicité du jeu mais c’est un moindre mal. En revanche, nous avons rencontré un souci en jeu avec la notion d’orthogonalité qui n’est pas claire du tout (exemples plus loin). J’ai même vérifié sur BGG et je ne suis toujours pas certain du résultat.
Principes du jeu
Nous nous trouvons dans une montgolfière et nous explorons une zone composée de montagnes, plaines, forêts et champs. Au fur et à mesure de notre exploration, nous découvrons donc et complétons notre panorama.

Au niveau de la mise en place, nous plaçons trois objectifs communs, qui rapportent chacun 10 points à celui où celle qui les remporte. Ici les objectifs conseillés pour une première partie avec le moins de nuages, la plus longue rivière et le plus grand nombre de corbeaux.

Ensuite, on place la tuile centrale correspondant au nombre de joueurs (ici deux) et on place des piles de quatre tuiles à chaque côté de l’hexagone. Le jeton soleil est placé au même endroit que le premier joueur et les autres montgolfières sont placées dans le sens chronologique.
C’est toujours la personne dont la montgolfière se trouve au niveau du soleil qui joue. Elle choisit une tuile disponible, c’est-à -dire où ne se trouve ni le soleil ni une autre montgolfière et l’ajoute à son panorama en matchant la courbure des tuiles. Cet ajout de fait toujours à gauche ou à droite du panorama déjà présent.

Ensuite, le soleil est déplacé jusqu’à la prochaine montgolfière et cette personne jouera son tour et ainsi de suite. Il est donc tout à fait possible de jouer plusieurs tours de suite si l’autre personne a choisi une tuile particulièrement éloignée.
On poursuit de la sorte jusqu’à ce qu’une pile soit vide. Les autres joueurs jouent un dernier tour et le jeu se termine. On ajoute alors aux objectifs les points de chaque zone, calculés en multipliant le nombre de fleurs par le nombre d’animaux. Par exemple:

La grande zone de montagne comprend cinq ours et huit fleurs pour 40 points et la zone de champ en bas Ă gauche comprend un oiseau et une fleur pour 1 point.
La Partie
Jeu facile à comprendre et à expliquer, nous débutons rapidement la partie. Et arrive très rapidement une question : la montagne est-elle bien connectée ici ?

Nous avons considéré que oui vu la connexion mais il est dit dans les règles que les zones en diagonale ne sont pas connectées, avec l’exemple suivant, qui ne correspond pas vraiment à celui rencontré :

D’ailleurs, voici d’autres exemples où parfois les zones se chevauchent un peu et parfois non. Difficile donc d’être certain de la règle. A deux nous nous sommes rapidement mis d’accord mais cela aurait bien nécessité une précision.
Bref, hormis ce petit souci le jeu est fluide et nous avons enchaîné les tours jusqu’à arriver à une pile vide et donc la fin du jeu. Nous avons enchaîné avec une deuxième partie et des objectifs différents. On voit que les objectifs peuvent clairement influencer les scores :
Mon avis
Un petit jeu très chouette. J’aime beaucoup la pose de tuiles et ce jeu propose des vrais choix. En effet, 4 tuiles possibles en sachant que vous donnez une liberté à votre adversaire si vous choisissez trop loin, puis le positionnement à gauche ou à droite de votre panorama et enfin à quelle hauteur positionner la tuile. Vaut-il mieux connecter la montagne ou la rivière ?
Et pourtant cela se joue vite et c’est très plaisant de voir son panorama se construire devant soi. Niveau interaction on a évidemment les choix de tuiles et les objectifs communs qui poussent à constamment observer le panorama adverse. On peut parfois être tenté de laisser une belle tuile éloignée afin d’en profiter pour jouer plusieurs fois d’affilée.
J’aime d’ailleurs également beaucoup ce principe, similaire à un Patchwork où on est constamment tiraillés entre le choix de la tuile et l’avantage que peut en tirer l’adversaire en jouant plusieurs fois.
En conclusion, malgré le petit bémol détaillé plus haut un jeu que nous avons tout deux très apprécié et des parties agréables avec un niveau de réflexion intéressant. A ce prix je vous le recommande !










