
L’ordre n’est plus qu’un mot qu’on prononce pour se rassurer, comme on murmure une prière à une étoile morte.
Les routes sont “sûres” seulement sur les cartes — celles qui mentent, celles qui datent, celles qu’on vend au plus offrant. Les frontières ne tiennent qu’à la peur, aux dettes, aux armes et aux serments. Les mondes s’effacent, les peuples se dispersent, et les archives brûlent plus vite que les vaisseaux.
Au milieu de ce chaos, certains noms circulent comme des avertissements. Des noms qu’on prononce à voix basse dans les docks, dans les bars d’escale, dans les salles d’audience improvisées où la justice se négocie autant qu’elle s’applique. Des noms qui font taire une pièce entière : Arthur Holmes Zayn Harok.